Le snowpark de La Bresse, installé sur le secteur Vologne, est l’un des plus complets du massif vosgien. De quoi satisfaire débutants et freestylers confirmés.

Histoire du snowpark de La Bresse

Le snowpark de La Bresse a été créé dans les premières années 2000, en réponse à la montée en puissance du snowboard et du ski freestyle en France. À ses débuts, quelques kickers rudimentaires et une boîte en bois constituaient l’essentiel de l’équipement. La station a progressivement investi dans des modules professionnels et une équipe dédiée à l’entretien quotidien du park.

Au fil des saisons, le snowpark s’est structuré en plusieurs zones de difficulté croissante, permettant aux débutants de progresser sans être mélangés aux riders confirmés. Des partenariats avec des riders locaux et des contest amateurs ont contribué à développer une vraie culture freestyle autour de La Bresse, rare pour une station de taille moyenne.

Aujourd’hui, le snowpark est l’un des arguments phares de la station pour attirer les 15-30 ans et les familles avec adolescents qui ne se satisfont plus des pistes classiques.

Vocabulaire freestyle : les termes à connaître

Pour les néophytes, le park a son propre vocabulaire. Voici les termes que vous entendrez :

  • Kicker : tremplin qui propulse le rider dans les airs. Taille variable, du mini-kicker d’initiation au big air de plusieurs mètres.
  • Box : module plat rectangulaire sur lequel on glisse. Permet d’apprendre les premiers slides (glisses) sans risque de chute brutale.
  • Flat rail : rail plat et horizontal, plus technique qu’une box. Le rider doit maintenir son équilibre latéral sur une surface étroite.
  • Wallride : mur incliné sur lequel on monte et descend. Effet spectaculaire, technique modérée si l’approche est bien gérée.
  • Butter : figure au sol consistant à faire plier le ski ou la planche pour “tartiner” la neige, sans quitter le sol. Accessible dès les premiers jours de freestyle.
  • Jib : terme générique pour les figures sur les modules (rails, boxes). Par opposition aux sauts (kickers et big air).
  • Grab : saisie de la planche ou du ski en l’air après un kicker.

Les zones du snowpark

  • Zone initiation : petits modules en mousse, kickers doux, sauts d’apprentissage
  • Ligne bleue : boîtes, sauts moyens, rails larges
  • Ligne rouge : big air, kickers techniques, flat rails
  • Boardercross : parcours de bosses et virages relevés, très ludique

Snowboarders et skieurs au park

Contrairement à certains préjugés, le snowpark de La Bresse accueille un mix 50/50 environ entre snowboarders et skieurs freestyle. La cohabitation est généralement très bonne, avec une culture du respect mutuel bien ancrée dans la communauté park.

Règles de priorité dans la file : comme sur une piste ordinaire, le rider qui est en train de descendre (ou d’effectuer sa figure) est prioritaire. Dans la file d’attente pour un kicker ou un rail, on attend son tour et on ne double pas. Un “checking” (vérification à voix haute ou par signe que la zone de réception est libre) avant chaque saut est de rigueur.

L’esprit du park : les encouragements (“good run”, applaudissements après une belle figure) font partie de la culture freestyle. Les débutants qui tentent leur premier saut sont accueillis avec bienveillance, surtout s’ils respectent les règles de sécurité.

Camps d’entraînement et séjours freestyle

Chaque saison, des séjours freestyle encadrés sont organisés autour du snowpark de La Bresse. Ces camps sont généralement animés par des moniteurs de ski diplômés avec une spécialisation freestyle (mention “ski freestyle” ou “snowboard freestyle” du BEES ou du DE JEPS).

Format type : 3 à 5 jours d’immersion, groupes de 6 à 10 riders par moniteur, niveau homogène. Matin : séance technique avec vidéo et analyse. Après-midi : session libre encadrée au park. Soirée : visionner les runs filmés, feedback collectif.

Période : les camps sont surtout proposés pendant les vacances scolaires de février, qui correspondent généralement au meilleur enneigement naturel et au peak de fréquentation du snowpark.

Public : adolescents (12-18 ans) principalement, mais des camps adultes existent aussi. Renseignements auprès de l’ESF de La Bresse ou des associations de ski freestyle locales.

Filmer ses runs

La vidéo est au coeur de la culture freestyle. Voici comment s’y prendre :

Matériel :

  • GoPro sur casque : vue en première personne, immersive, mais ne rend pas bien les figures (l’image est trop proche pour voir les rotations ou les grabs).
  • Trépied ou perche : posé à côté d’un module, il permet des vues de profil très lisibles. Planter la perche dans la neige en dehors de la zone de réception.
  • Un ami au téléphone : la solution la plus simple et souvent la plus efficace pour les débutants. Se poster sur le côté, filmer à l’horizontal, zoomer légèrement.

Les meilleurs angles :

  • Vue de côté sur un kicker (pour voir les grabs et rotations)
  • Vue de face sur un rail (pour voir la façon d’aborder et de sortir)
  • Vue depuis le bas de la pente (pour le boardercross : dynamique et vitesse)

Analyse vidéo : regarder ses runs en replay permet de corriger les erreurs de position, d’appel ou de réception que l’on ne perçoit pas de l’intérieur. Les moniteurs freestyle utilisent systématiquement la vidéo dans leurs cours.

Équipement recommandé

  • Casque obligatoire ou fortement conseillé selon les zones
  • Dorsale pour les sessions sur les gros modules
  • Skis ou snowboard twin tips pour gérer les sauts à l’envers
  • Lunettes claires pour les zones en sous bois

Quand skier le park

Les modules sont entretenus quotidiennement tôt le matin. Meilleure neige et modules propres en première heure. Affluence croissante l’après-midi.

La meilleure neige pour le park

Tous les types de neige ne se valent pas pour le freestyle. La neige idéale est froide et travaillée par les dameuses : compacte, légèrement tassée, sans être glacée. Elle offre une bonne adhérence sur les modules et des réceptions prévisibles.

La neige de printemps (souvent humide et lourde, surtout l’après-midi) est moins agréable pour le park : les modules se dégradent plus vite, les rails deviennent glissants de façon inattendue et la neige s’accumule en bouillie dans les zones de réception. Si possible, préférer les sessions du matin en fin de saison.

La poudreuse après une chute de neige fraîche est spectaculaire pour les photos mais complique le park : les modules disparaissent sous la neige, les rails sont difficiles à repérer, et les zones de réception sont imprévisibles. Attendre une journée que les dameuses nettoient le park.

Après freestyle : récupération et muscles sollicités

Une session de snowpark de 2 à 3 heures sollicite des muscles souvent négligés en ski alpin classique :

  • Les jambes (quadriceps, ischio-jambiers) pour les réceptions et les butters
  • Les abdominaux et lombaires pour maintenir l’équilibre en l’air et sur les modules
  • Les poignets et avant-bras pour les grabs répétés
  • Les chevilles intensément sollicitées sur les rails

Récupération active :

  • Marche légère ou balade tranquille dans le village avant de rentrer
  • Stretching ciblé sur les quadriceps, ischio-jambiers et mollets (10 minutes suffisent)
  • Bain chaud ou sauna au chalet dans l’heure qui suit : détente musculaire et prévention des courbatures
  • Bain froid (ou neige fraîche sur les jambes) en alternance avec la chaleur pour les riders habitués à cette méthode de récupération

Bien manger après une session (protéines et glucides) et bien dormir : le corps répare les micro-lésions musculaires la nuit.

Contests et animations

Plusieurs contests amateurs chaque saison, journée skieuses et snowboardeuses, initiations par des coachs locaux. Programme sur le site de la station.

Progresser

  • Commencer par les petits modules même si on skie bien
  • Viser la zone initiation pour apprendre les bases du jib
  • Filmer ses passages pour voir ses erreurs
  • Suivre un cours freestyle ESF pour gagner vite en technique

Combiner

Matinée snowpark, déjeuner au chalet d’altitude, après-midi grandes pistes du Hohneck, et nocturne à la Mauselaine pour conclure une grosse journée.

À voir aussi

Questions fréquentes

Faut il un forfait spécial pour le snowpark ?

Non, le snowpark est inclus dans le forfait classique de la station. Aucun supplément à prévoir. Casque fortement recommandé (voire obligatoire selon les zones).

À lire aussi